À Montjuic, Paris (2-1) s'affirme en machine collective et en patron !

À Montjuic, Paris (2-1) s'affirme en machine collective et en patron !
Publié le : 02/10/2025 - 15:23

Malmené en début de match, privé de plusieurs cadres, le Paris Saint-Germain a su inverser la tendance face au FC Barcelone, s’imposant 2-1 en Catalogne grâce à un but salvateur de Gonçalo Ramos à la 90e minute. Un succès plein de personnalité et de promesses, incarné par une jeunesse conquérante et un collectif en pleine affirmation.

Ils étaient annoncés diminués. Sans Dembélé, Marquinhos, Kvaratskhelia, Doué et même Neves, le PSG se présentait hier soir sur la pelouse du stade Montjuic avec un onze largement remanié, truffé de jeunes formés au club. Et pourtant, c’est bien lui qui est reparti avec la victoire. Plus que trois points, c’est une démonstration de maturité, de solidarité et de caractère qu’ont livrée les Parisiens face à un Barça pourtant bien entré dans sa rencontre. Une entame laborieuse… et puis la montée en régime Il faut être honnête : la première demi-heure fut compliquée. Un PSG étouffé, bousculé, parfois imprécis, et logiquement puni par l’ouverture du score barcelonaise, bien aidée par un Vitinha en difficulté. Mais ce but, paradoxalement, a agi comme un électrochoc.

Peu à peu, le PSG a élevé le ton, ajusté son pressing, trouvé du liant, imposé sa patte. Et surtout, ses jeunes. Senny Mayulu, titularisé en faux neuf à la surprise générale, a parfaitement assumé son rôle. Son égalisation (39e), à la suite d’un bel enchaînement droit-gauche, et un Mendes innarrêtable, a remis Paris dans le match. À ses côtés, Ibrahim Mbaye (17 ans) n’a pas été en reste : timide d’abord, il a ensuite fait tourner la tête à Jules Koundé avec des accélérations tranchantes.

Collectif, ce mot qui change tout : Si une chose a sauté aux yeux hier soir, c’est à quel point cette équipe est devenue un collectif. Le mot est martelé par Luis Enrique depuis son arrivée, et les faits lui donnent raison. Même sans ses stars, même loin de ses bases, ce PSG a imposé son jeu, a tenu tête et mieux, a muselé le Barça. Lamine Yamal, si tranchant d’ordinaire, a été réduit au silence par un Nuno Mendes étincelant, qui a même fini la rencontre en ailier gauche avec la même efficacité. Barcola, entré dans le sillage de cette montée en puissance collective, a fait vaciller la défense catalane à plusieurs reprises (42e, 53e). Et que dire de Lee Kang-in, dont la frappe enroulée sur le poteau (82e) aurait pu sceller le sort du match plus tôt. Mais il a fallu attendre la 90e minute. Un ultime mouvement bien construit, une défense barcelonaise trop passive, et Gonçalo Ramos, en renard, surgit pour offrir à Paris une victoire de prestige.

Le costume n’est pas trop grand : Oui, cette victoire a une saveur particulière. Elle envoie un message clair : ce PSG version 2025 ne dépend plus de ses individualités. Il gagne avec ses "titis", avec son pressing, avec son bloc équipe. Avec une idée du jeu claire. Et surtout, avec l’esprit de groupe chevillé au corps, transmis par un entraîneur qui n’a de cesse de leur marteler que le talent n’a de valeur qu’au service du collectif. Ce costume des grands soirs, que beaucoup ont souvent jugé trop large pour les jeunes parisiens, n’effraie plus personne. Mayulu, Mbaye, Mendes, Barcola, puis Ndjantou entré à l'heure de jeu... tous ont répondu présents dans l’un des temples du football européen. Et si l’avenir leur appartenait déjà ?

Kamel Arab pour Paristeam.