OM-PSG : 11 ans que ça dure, le CUP dit STOP !

OM-PSG : 11 ans que ça dure, le CUP dit STOP !
Publié le : 17/09/2026 - 17:23

Onze ans. Cela fait désormais onze longues années que les supporters du Paris Saint-Germain sont privés de déplacement au Stade Vélodrome pour assister au Classique face à l’OM. Onze années durant lesquelles le scénario s’est répété, saison après saison : Marseille-Paris se joue sans parcage parisien. Cette fois, le Collectif Ultras Paris a décidé de dire stop et surtout de passer à l’action. À quelques jours du Classique de dimanche soir, le CUP a décidé de saisir le Conseil d’État afin de contester cette nouvelle interdiction de déplacement. Une démarche importante puisque le principal groupe de supporters parisiens ne souhaite plus voir cette situation se répéter indéfiniment sans qu’une véritable solution soit recherchée pour permettre aux supporters du PSG de retrouver un jour les tribunes du Vélodrome.

Le dernier déplacement des supporters parisiens à Marseille remonte à 2015. Depuis, plus rien. Cela signifie qu’une génération entière de supporters du PSG n’a jamais connu un OM-PSG dans le parcage visiteurs du Vélodrome. Certains suivent Paris partout en France et en Europe, parcourent des milliers de kilomètres chaque saison derrière leur équipe, mais restent privés du déplacement qui représente pourtant l’un des rendez-vous les plus attendus du calendrier. C’est aussi ce qui rend la situation de plus en plus difficile à accepter du côté parisien. Personne ne peut ignorer l’histoire particulière entre Marseille et Paris ni les tensions qui ont parfois entouré ce rendez-vous. La sécurité doit évidemment rester une priorité. Mais après onze ans, peut-on continuer à répondre systématiquement par une interdiction totale sans parvenir à envisager un retour progressif et extrêmement encadré des supporters visiteurs ?

C’est désormais la question que le CUP veut porter devant la justice. Le groupe parisien ne réclame pas de passe-droit. Il veut pouvoir défendre ce qu’il considère comme une liberté fondamentale : celle de se déplacer pour soutenir son club. Après plus d’une décennie d’interdictions, les ultras ont donc choisi de ne plus simplement publier un communiqué de mécontentement. Cette fois, ils utilisent la voie juridique et saisissent la plus haute juridiction administrative française. Et derrière cette bataille, il y a aussi quelque chose qui nous concerne directement en tant que supporters. Un Classique devrait se jouer avec Marseille d’un côté et Paris de l’autre. Sur la pelouse évidemment, mais également dans les tribunes. La rivalité fait partie de l’histoire de cette affiche. Les chants, les couleurs, les tifos, les célébrations et les provocations font aussi vivre ce rendez-vous, tant que tout cela reste dans le cadre du football.

Depuis onze ans, lorsqu’OM-PSG se joue au Vélodrome, il manque pourtant une partie de cette histoire. Le parcage parisien reste vide. Pas de Rouge et Bleu pour répondre aux tribunes marseillaises. Pas de supporters du PSG derrière leur équipe. Pas cette image que l’on devrait naturellement retrouver lors de l’une des plus grandes affiches du championnat de France. Et c’est peut-être finalement cela qui devient difficile à comprendre. Une interdiction exceptionnelle peut répondre à une situation exceptionnelle. Mais lorsqu’elle se répète pendant onze années, elle finit forcément par poser la question de savoir quelles solutions ont réellement été recherchées pour sortir de cette situation.

Dimanche soir, les joueurs de Luis Enrique entreront une nouvelle fois sur la pelouse du Vélodrome sans leurs supporters dans le parcage visiteurs. Mais cette fois, quelque chose a changé. Le CUP a décidé de ne plus laisser cette interdiction passer sans la contester. La bataille se jouera donc également loin de la pelouse, devant le Conseil d’État. Et quelle que soit l’issue de cette démarche, elle permet au moins de remettre sur la table une question qui traîne depuis beaucoup trop longtemps. Onze ans sans supporters parisiens au Vélodrome. Onze ans à regarder notre équipe disputer le Classique à Marseille sans pouvoir être derrière elle.

Onze ans, ça suffit !