OM 1-2 PSG : Ferran frappe, Marquinhos climatise, PARIS GAGNE ! (Les notes des Parisiens)

OM 1-2 PSG : Ferran frappe, Marquinhos climatise, PARIS GAGNE ! (Les notes des Parisiens)
Publié le : 21/09/2026 - 00:42

Comme souvent dans un Classique au Vélodrome, les premières minutes ont été intenses. Marseille voulait emballer la rencontre, pousser avec son public et empêcher Paris de s’installer tranquillement. Les Parisiens n’ont toutefois pas paniqué et ont progressivement commencé à mettre le pied sur le ballon. Le PSG a pris le contrôle de la possession et Ousmane Dembélé s’est procuré la première véritable occasion de la soirée. Parti dans le dos de la défense, l’attaquant parisien tentait de lober De Lange, mais son ballon passait juste au-dessus. Paris venait de montrer qu’il pouvait faire très mal dès que les espaces s’ouvraient. Petit à petit, le scénario s’est installé. Paris avait le ballon, Marseille défendait et cherchait à partir rapidement en transition. Le PSG passait beaucoup de temps dans le camp olympien sans pour autant réussir à transformer sa domination territoriale en occasions franches. Il manquait du mouvement, de la vitesse dans les transmissions et surtout cette dernière passe capable de faire sauter le verrou marseillais. Vitinha, João Neves et Fabian Ruiz tentaient de donner le tempo, tandis que Dembélé, Doué et Kvaratskhelia cherchaient des espaces face à un bloc marseillais regroupé. Et à force de ne pas concrétiser cette maîtrise, Paris a commencé à s’exposer. Marseille a progressivement repris confiance dans les dernières minutes de la première période et le PSG a connu plusieurs alertes. Gouiri a notamment réussi à faire la différence sur son côté avant de servir Maupay dans une position idéale. L’attaquant marseillais avait une énorme occasion d’ouvrir le score, mais il ratait complètement sa reprise devant Safonov. Angel Gomes, entré après la blessure d’Igor Paixão, gâchait lui aussi une situation intéressante. Paris venait d’être prévenu. Juste avant la pause, Ousmane Dembélé se retrouvait seul au second poteau avec une occasion énorme de faire basculer ce Classique. Sa tête ne trouvait finalement pas le cadre. Un vrai regret tant Paris avait eu la possibilité de frapper au meilleur moment. À la mi-temps, le score restait donc nul et vierge, avec cette impression que le PSG avait globalement maîtrisé le ballon sans réellement maîtriser son adversaire.

Au retour des vestiaires, le visage parisien a changé. Paris a accéléré, joué plus haut et commencé à mettre beaucoup plus de pression sur le but de De Lange. Le gardien marseillais devait intervenir à plusieurs reprises pour maintenir son équipe dans la rencontre. Mais l’OM restait dangereux et Maupay se procurait encore une opportunité énorme à bout portant. Une nouvelle fois, l’attaquant ne trouvait pas la faille. Dans un match aussi serré, on commençait sérieusement à se demander laquelle des deux équipes allait finir par regretter toutes ces occasions. Luis Enrique a alors décidé d’agir. Et son coaching a payé presque immédiatement. Quelques minutes seulement après son entrée sur la pelouse, Ferran Torres s’est retrouvé à la réception d’un superbe centre de Désiré Doué. L’Espagnol ne s’est pas posé de question et a parfaitement placé sa tête pour tromper De Lange à la 66e minute. 0-1. Les Ultras resté à Paris, au Parc des Princes pouvaient exploser. Encore un but pour Ferran Torres, mais certainement l’un de ceux qui font le plus plaisir depuis son arrivée : marquer au Vélodrome dans un Classique, ça compte forcément un peu plus. Paris semblait alors avoir fait le plus difficile. Pourtant, six minutes plus tard, le PSG s’est lui-même remis en danger. Une perte de balle d’Ousmane Dembélé a permis à Marseille de partir rapidement vers l’avant. Gouiri lançait Angel Gomes, qui éliminait Pacho avant de tromper Safonov. 1-1 à la 72e minute. Le Vélodrome explosait et tout était à refaire pour Paris. Un vrai coup derrière la tête, surtout après avoir enfin réussi à prendre l’avantage. Mais ce qui nous a particulièrement plu, c’est la réaction. Paris n’a pas douté longtemps. Pas le temps de laisser Marseille profiter de son égalisation, pas le temps de laisser le stade pousser davantage. Deux petites minutes plus tard, Nuno Mendes débordait et envoyait un excellent centre dans la surface. Marquinhos surgissait. Sa première tentative était repoussée par De Lange, mais le capitaine suivait son action et poussait le ballon au fond. 1-2 à la 74e minute. Marquinhos venait de climatiser le Vélodrome et de remettre immédiatement son équipe dans le bon sens. Pour un capitaine présent depuis tant d’années et qui sait parfaitement ce que représente un Classique, difficile d’imaginer meilleur moment pour sortir de sa boîte. Marseille n’avait même pas le temps de reprendre ses esprits que la rencontre basculait encore un peu plus.

Déjà averti, Timothy Weah retenait Nuno Mendes et recevait un deuxième carton jaune à la 77e minute. L’OM terminait à dix. À partir de là, le PSG a fait ce qu’il fallait faire : garder le ballon, calmer le rythme et obliger Marseille à courir. Les Parisiens ont eu des possibilités pour inscrire un troisième but, mais De Lange a évité à son équipe une fin de soirée encore plus difficile. Au coup de sifflet final, le soulagement était là, mais surtout la satisfaction d’avoir gagné ce genre de match. Parce qu’un Classique ne se juge pas uniquement sur la beauté du jeu ou sur les statistiques. Il faut savoir souffrir, répondre aux moments difficiles et surtout être capable de frapper lorsque l’adversaire pense avoir repris le dessus. Paris l’a fait. L’OM égalise à la 72e ? Deux minutes plus tard, Marquinhos remet le PSG devant. C’est peut-être cette réaction qui résume le mieux la soirée parisienne. On ne dira pas que le PSG a livré son meilleur match de la saison. Il y a encore beaucoup de choses à corriger. Certaines pertes de balle auraient pu coûter très cher, le manque d’efficacité a longtemps laissé Marseille en vie et Paris aurait pu se rendre cette soirée beaucoup plus tranquille. Mais après un début de championnat compliqué, l’essentiel était aussi de retrouver une dynamique. Après la victoire à Brest, le PSG enchaîne avec un deuxième succès consécutif en Ligue 1, et pas n’importe lequel. Parce qu’une victoire au Vélodrome ne sera jamais complètement comme les autres. Ferran Torres a ouvert la voie, Désiré Doué a encore montré qu’il pouvait faire la différence et Marquinhos a rappelé ce que signifie porter le brassard dans ce genre de rendez-vous. Paris repart de Marseille avec trois points, une dynamique qui se confirme et surtout un Classique supplémentaire dans la poche. Ce n’était peut-être pas le PSG le plus brillant. Mais c’était un PSG capable de répondre, de frapper et de ne pas trembler lorsque le match s’est emballé. Et ce dimanche soir, au Vélodrome, c’était exactement ce qu’on voulait voir. Le Classique est parisien. Et ça, ça fait toujours autant plaisir.

Les notes des Parisiens :

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