Luis Enrique pique sa défense mais défend Chevalier

Luis Enrique pique sa défense mais défend Chevalier
Publié le : 10/11/2025 - 17:25 - Dernière modification : 10/11/2025 - 17:27

Le Paris Saint-Germain a tremblé, mais s’est imposé de justesse face à l’Olympique lyonnais (3-2) ce dimanche soir en Ligue 1. Une victoire arrachée qui n’a pas totalement apaisé Luis Enrique, très remonté après les erreurs défensives de ses hommes. Si la charnière centrale a été particulièrement visée, le cas de Lucas Chevalier continue, lui aussi, d’alimenter les débats.

Une défense friable, un gardien exposé : Le technicien espagnol n’a pas mâché ses mots à l’issue de la rencontre : « Sur le plan défensif, on a commis des erreurs sur les deux buts. Il faut savoir quand avancer la ligne et quand ne pas le faire. Normalement, ce sont des fautes qu’on ne devrait plus voir », a-t-il regretté. Dans sa ligne de mire, la paire Willian Pacho – Illya Zabarnyi, souvent prise dans le dos. Le deuxième but lyonnais, signé Ainsley Maitland-Niles, en a été la parfaite illustration. Lancé en profondeur, l’Anglais a lobé Lucas Chevalier, sorti à 12 mètres de son but. Une séquence qui a fait jaser, tant la position du gardien parisien semblait hasardeuse.

Luis Enrique vole au secours de son gardien : Pour autant, Luis Enrique a tenu à dédouaner son portier : « L’erreur n’est pas celle du gardien. Si l’équipe exerce une bonne pression sur le porteur, le gardien peut avancer. Sinon, il doit reculer. Ce sont des détails qu’il faut corriger, mais ce ne sont pas des fautes de Lucas. » Une déclaration claire, qui vise autant à protéger Chevalier qu’à recentrer la responsabilité sur la coordination défensive globale.

Un début d’aventure parisienne compliqué : Arrivé cet été en provenance du LOSC, Lucas Chevalier vit des débuts mitigés sous le maillot parisien. Solide sur sa ligne mais encore hésitant dans les airs, le gardien de 24 ans a déjà connu quelques frayeurs face à Tottenham, Marseille ou Strasbourg. Pourtant, Luis Enrique ne doute pas de son potentiel : « Je suis très content de Lucas. Pour moi, c’est l’une des meilleures options, peut-être même la meilleure », avait-il déclaré fin octobre. Le coach espagnol en avait profité pour adresser un tacle à ceux qui critiquent trop vite : « Je me souviens de tout ce que vous avez dit sur Donnarumma pendant des années. Vous l’avez détruit sportivement. Alors, s’il vous plaît, un peu de patience. »

Le temps de la confiance : Sous pression, Lucas Chevalier peut donc compter sur un entraîneur fidèle à sa philosophie : protéger ses joueurs pour les faire grandir. Si les erreurs actuelles nourrissent les interrogations, le jeune gardien garde une marge de progression importante. Reste à savoir combien de temps le public parisien lui laissera avant d’exiger des arrêts décisifs… et des certitudes. Croyons qu'un temps d'adaptation est nécessaire, et que le talent finira par parler, et avoir raison.

Kamel Arab pour Paristeam.