Wolfsburg 4-0 PSG : Une claque européenne qui doit servir d’électrochoc (analyse)
C’est une soirée à oublier et en même temps à retenir pour le groupe de Paulo Cesar. Car cette défaite 4-0 face à VfL Wolfsburg en dit long sur l’état actuel de notre PSG féminin. Le score est lourd, sans doute trop au regard de la physionomie du match mais il est révélateur. Révélateur de nos manques. Révélateur aussi d’un chantier collectif immense. Soyons clairs : le PSG n’a pas été ridicule dans le jeu. Les occasions ont été là, surtout en seconde période. Merveille Kanjinga s’est procuré plusieurs face-à-face, Joe Echegini a tenté, mais la finition n’a jamais été au rendez-vous. 16 tirs pour 5 cadrés : c’est trop peu pour exister au plus haut niveau européen.
À l’inverse, Wolfsburg a été clinique, impitoyable. C’est toute la différence entre une équipe prête à jouer la Ligue des champions et une autre encore en construction. Physiquement, les Parisiennes ont tenu le choc, ce qui n’est pas rien face à une équipe allemande réputée pour son intensité. Mais cela ne suffit pas quand l’animation défensive explose au moindre contre et que les erreurs individuelles coûtent cher.
Un système à repenser ? Le 3-5-2 mis en place par Paulo César interroge de plus en plus. Ce système laisse trop d’espaces derrière les pistons et expose la défense à chaque perte de balle. Jackie Groenen est régulièrement dépassée dans l’entrejeu, tandis que Sakina Karchaoui et Joe Echegini jouent très haut, laissant un boulevard dans le cœur du jeu. Résultat : une équipe souvent coupée en deux, trop déséquilibrée pour rivaliser avec les meilleures formations européennes. Ce système peut être efficace quand il est parfaitement maîtrisé et que l’effectif est bâti pour. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. D’où une vraie question : faut-il repasser à une défense à quatre, plus classique, plus stable ?
Trop de déchet devant : Le constat est tout aussi cruel. Trop de précipitation, trop de déchets techniques, trop peu de justesse dans les derniers mètres. Rasheedat Ajibade et Merveille Kanjinga ont gâché de belles situations, les centres ne trouvent pas preneur, les automatismes sont quasi inexistants. Et que dire de Romée Leuchter, censée porter l’attaque après le départ de Marie-Antoinette Katoto : trop effacée, trop peu d’impact. On sent une équipe qui ne se connaît pas encore. Les connexions entre les lignes sont absentes, les repères collectifs trop fragiles. C’est normal dans un groupe largement renouvelé, mais en Europe, le temps n’attend personne.
Un vrai chantier collectif : Ce PSG est en reconstruction, il ne faut pas l’oublier. Les départs successifs de joueuses majeures ont laissé des trous béants dans l’effectif. Et ces départs n’ont pas été compensés à qualité équivalente. Les recrutements tardifs de l’été ont réduit le temps de travail collectif et ça se voit sur le terrain. Mais cette lourde défaite doit servir de base de travail. Le groupe a du talent, de la jeunesse, du potentiel. Il manque encore une identité de jeu claire, adaptée aux forces en présence. Des ajustements sont nécessaires, peut-être des renforts cet hiver aussi. Hier soir, la marche européenne a semblé bien trop haute. Mais le PSG a déjà connu des périodes de doutes et a toujours su rebondir. La marge de progression est réelle. L’enjeu désormais est simple : transformer cette gifle en déclic. Et surtout, ne pas perdre confiance.
Naomie pour Paristeam
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