Lyon 1-0 PSG : une finale historique, mais un fossé encore trop grand (Analyse)
Abidjan a vibré hier lors de la première édition de la Coupe de la LFFP, où le Paris Saint-Germain affrontait l’OL Lyonnes dans une finale très attendue. Sous un climat éprouvant, avec plus de 30 degrés et une humidité écrasante, les deux équipes ont peiné à imposer leur rythme et à mettre de l’intensité dans la rencontre. Pour les supporters du PSG, cette finale était à la fois un moment historique et une confrontation pleine de lucidité. On savait que l’armada lyonnaise restait bien au-dessus. Malgré les progrès du PSG et le travail de Paulo César, l’issue semblait presque écrite tant l’écart de niveau entre les deux équipes reste important.
D’un côté, un effectif lyonnais XXL composé d’internationales confirmées au plus haut niveau. De l’autre, un effectif parisien jeune, encore en reconstruction. Pourtant, il faut souligner les progrès défensifs du PSG. Les Parisiennes ont tenu près de 60 minutes sans encaisser de but, parvenant même à contenir des Lyonnaises qui ont longtemps eu du mal à développer leur jeu et à se montrer réellement dangereuses, hormis sur quelques phases arrêtées. Une performance notable quand on se souvient que Paris encaissait systématiquement en première période lors des précédentes confrontations, comme lors de la lourde défaite 6-1 en championnat il y a quelques mois.
Hier, les Parisiennes ont affiché du courage, de la rigueur tactique et de la combativité. Plusieurs interventions ont marqué la rencontre, à l’image de Elisa De Almeida, très sérieuse dans son duel face à Tabitha Chawinga, qui pensait d’ailleurs obtenir un penalty. Mais le geste défensif de la parisienne était parfait. Thiniba Samoura s’est également montrée solide, interceptant de nombreux ballons et n’hésitant pas à aller au combat. Quant à Anaïs Ebayilin, malgré quelques fautes, elle a une nouvelle fois rendu une copie intéressante et a su répondre dans les duels. Le but encaissé à la 58e minute reste néanmoins frustrant. Paris avait tenu jusque-là, mais sur cette action, le marquage a failli. Ada Hegerberg laisse passer le ballon et derrière, Melchie Dumornay, laissée trop seule au point de penalty, ajuste sa frappe pour donner l’avantage aux Lyonnaises. Offensivement, en revanche, le PSG a beaucoup trop peu proposé.
L’animation offensive était proche du néant. Les Parisiennes n’ont pas cadré le moindre tir et n’ont quasiment jamais été en mesure de mettre en danger la défense de l’Olympique Lyonnais Féminin. Romée Leuchter n’a eu que très peu d’impact dans le jeu. Si l’attaquante néerlandaise possède une vraie efficacité dans la surface, elle peine encore à peser sur les défenses adverses dans ce type de rencontre. De son côté, Merveille Kanjinga s’est retrouvée trop esseulée. Si sa vitesse reste une arme, ses prises de balle ont parfois mis en lumière certaines limites techniques et tactiques face à un adversaire de ce niveau. Même Sakina Karchaoui n’est pas parvenue à véritablement peser sur la rencontre.
Malgré quelques interventions importantes et une activité et rigueur constante, la capitaine parisienne n’a pas réussi à impulser le danger. On attend forcément davantage d’une joueuse de son calibre, même si la fatigue accumulée ces dernières semaines peut aussi expliquer cette prestation plus discrète. Pas de véritable construction, peu de maîtrise technique et aucune action laissant penser que Paris pouvait réellement revenir dans la rencontre. Si l’on compare avec la prestation au Parc des Princes il y a quelques semaines, les solutions offensives semblaient beaucoup plus limitées.
Merveille Kanjinga, Romée Leuchter et Tara Elimbi Gilbert ont montré de l’envie, mais cela reste insuffisant à ce niveau face à une des meilleures équipes du monde. Le PSG dépend beaucoup de la vitesse de Kanjinga dans la profondeur, un schéma que Lyon a parfaitement su anticiper. Il y a pourtant des raisons d’espérer. Défensivement, Paris a montré une solidité que l’on n’avait pas toujours vue face à Lyon ces dernières années. Mais l’animation offensive et la créativité au milieu restent des chantiers majeurs. Le manque de profondeur de banc et l’absence de renforts offensifs et défensifs, que ce soit lors du dernier mercato estival ou cet hiver, pèsent lourd pour Paulo César surtout dans un match aussi éprouvant physiquement. Malgré les efforts et les progrès observés, ce PSG reste en construction. Et face à Lyon, le fossé demeure important.
Une finale qui rappelle le fossé entre les deux projets Ce type de finale laisse donc un goût amer : malgré les progrès, c’est encore une fois Lyon qui soulève le trophée. Les discours se répètent saison après saison, mais le résultat reste le même. Une nouvelle défaite. Sans ambition sportive claire et sans moyens supplémentaires pour renforcer l’effectif, difficile d’imaginer le PSG atteindre les objectifs pourtant affichés comme ambitieux.
Naomie pour Paristeam
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