La FFF tape sévèrement sur le PSG : l’explication d’une décision aussi rare que lunaire
C’est une décision qui a pris tout le monde de court. Ce lundi, la Fédération Française de Football a infligé trois défaites sur tapis vert à l’équipe féminine du Paris Saint-Germain, dirigée par Paulo César, retirant ainsi neuf points “mathématiquement” au classement. Une sanction lourde, fondée sur un motif administratif lié à la licence de Floriane Jourde, et jugée totalement disproportionnée par le club parisien.
À l’origine : une réclamation de Fleury après une lourde défaite Le point de départ de cette affaire remonte au 8 novembre dernier. Ce jour-là, le PSG s’impose largement 4-0 face à Fleury 91. Battu sportivement, le club francilien va alors chercher une faille… administrative. En examinant la licence de Floriane Jourde, milieu de terrain canadienne du PSG, Fleury estime que son dossier n’est pas conforme et saisit la FFF, demandant tout simplement la perte du match sur tapis vert.
Le cœur du dossier : le fameux CIT Pour comprendre, il faut revenir à une règle précise. Lorsqu’une joueuse étrangère est transférée, le club d’accueil doit obtenir un CIT (Certificat International de Transfert) auprès de la fédération d’origine. Dans le cas de Floriane Jourde, la situation semblait pourtant claire : elle évoluait auparavant dans une université aux États-Unis. Dans ce cadre universitaire, le CIT n’est pas requis. Le PSG a donc enregistré la joueuse. La FFF a validé l’enregistrement sans réserve, autorisant ainsi la joueuse à disputer les rencontres Floriane Jourde a donc joué en toute légalité… du moins en apparence.
Le "détail" qui change tout En creusant davantage, Fleury découvre que Floriane Jourde avait auparavant évolué au Canada, son pays d’origine, à l’âge de 17 ans, en tant qu’amatrice, sans contrat professionnel. Un élément qui, selon le club, rendait finalement nécessaire l’obtention d’un CIT canadien. Sur cette base, Fleury réclame gain de cause, arguant que la joueuse figurait sur la feuille de match et est entrée en jeu à la 68e minute face au PSG.
Le PSG agit, la FIFA valide la bonne foi Informé de la situation, le PSG ne reste pas inactif. Le club contacte directement la FIFA, qui délivre dans un délai très court le document administratif réclamé. L’instance internationale reconnaît au passage la bonne foi du PSG, soulignant l’absence de volonté de fraude. Un point essentiel est également à rappeler : cela n’a aucune incidence sportive, la joueuse n’étant ni suspendue, ni inéligible sur le plan disciplinaire. On est ici très loin du cas d’une joueuse alignée alors qu’elle n’avait pas le droit de jouer.
C’est là que la décision de la FFF surprend — et choque — le plus. Car seul Fleury avait déposé une réclamation. Ni Le Havre AC, ni RC Strasbourg, pourtant également concernés par des matchs où Floriane Jourde avait participé, n’avaient engagé la moindre démarche. Malgré cela, la FFF a choisi de s’auto-saisir du dossier, revenant sur sa propre validation initiale de la licence, et infligeant deux autres défaites sur tapis vert en plus de celle réclamée par Fleury. Résultat : 9 points retirés au PSG, une sanction massive et inédite.
Le PSG va faire appel Face à ce qu’il considère comme une injustice administrative, le PSG a pris acte de la décision, tout en annonçant son intention de faire appel. Le club espère faire reconnaître sa bonne foi et obtenir l’annulation de cette sanction dans les semaines — voire les mois — à venir. Une affaire rare, complexe, et profondément déroutante, qui pose une vraie question : comment un club peut-il être lourdement sanctionné pour un dossier initialement validé par l’instance elle-même ?
La planete foot
- 12/03 - PSG : QSI veut acquérir une franchise de NBA ! (Source Foot Mercato)
- 08/12 - Le boss du Paris FC fait une annonce sur le Parc des Princes (Source Foot Mercato)
- 05/06 - Gabri Veiga quitte l’Arabie saoudite et signe à Porto (Source Foot Mercato)
- 12/02 - La LFP lance une action en justice contre DAZN (Source RMC Sport)
- 11/02 - La LFP convoque un conseil d'administration « en urgence » (Source L'Equipe)