PSG-OM : quand les planètes se réalignent enfin

PSG-OM : quand les planètes se réalignent enfin
Publié le : 09/02/2026 - 22:25

Il y a des lendemains de Classique qui ressemblent à des confirmations, et d’autres qui sonnent comme des signaux. Celui-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Face à l’OM, le Paris Saint-Germain n’a pas seulement remporté un match de prestige : il a surtout donné l’impression que quelque chose se remettait enfin en ordre. Comme si, au moment précis où la saison entre dans sa zone de vérité, les planètes parisiennes avaient décidé de s’aligner.

Le premier symbole de ce réalignement porte un nom : Ousmane Dembélé. Son retour change tout. Par sa magie, évidemment — ces prises de balle qui déséquilibrent un bloc en une fraction de seconde — mais aussi par ce que l’on oublie parfois de souligner : son contre-pressing. Dembélé n’est plus seulement un feu follet, il est devenu un déclencheur. Sa capacité à harceler immédiatement après la perte donne le ton, impose un rythme et asphyxie l’adversaire. Contre Marseille, Paris a souvent récupéré le ballon haut, et ce n’est pas un hasard.

Derrière lui, Nuno Mendes semble enfin redevenir ce qu’il était avant les coups d’arrêt : un latéral qui joue comme un ailier, avec cette explosivité et cette justesse dans les projections. Sa forme retrouvée redonne une profondeur essentielle au couloir gauche, tout en libérant les joueurs offensifs devant lui. Paris respire mieux quand Mendes accélère. Même constat pour Désiré Doué, dont la montée en puissance est lente mais perceptible. Moins dans la précipitation, plus juste dans ses choix, il retrouve peu à peu cette percussion qui fait sa singularité. Il ose à nouveau provoquer, éliminer, créer du déséquilibre dans les petits espaces. Sa progression arrive au moment parfait. Et puis il y a ceux qui reviennent plus discrètement, mais tout aussi sûrement. Kvaratskhelia, encore en phase de remise à niveau, montre des signes encourageants : plus de justesse, plus de constance, moins de déchet.

João Neves, de son côté, semble enfin avoir retrouvé son physique, cette capacité à répéter les efforts et à imposer son tempo au milieu. Quand Neves est bien, Paris gagne en maîtrise et en agressivité maîtrisée. Tout n’est évidemment pas parfait, mais le tableau d’ensemble commence à prendre forme. Les automatismes reviennent, l’intensité monte, la confiance se lit dans les attitudes. Et surtout, le timing est idéal. À l’approche des grands rendez-vous européens, le PSG donne le sentiment d’être en train de redevenir inquiétant. Pas par effet d’annonce, ni par promesse flamboyante, mais par accumulation de signaux positifs. Des retours au bon moment, des dynamiques qui s’inversent, des joueurs clés qui retrouvent leur meilleur visage. Oui, Paris semble prêt à refaire peur à l’Europe. Et pour une fois, ce n’est peut-être pas trop tôt, mais juste au bon moment..

Kamel Arab pour Paristeam