PSG-OM : De Zerbi chauffe ses joueurs

PSG-OM : De Zerbi chauffe ses joueurs
Publié le : 06/02/2026 - 17:58

À l’approche du Classique face au PSG, ce dimanche au Parc des Princes, Roberto De Zerbi a choisi de secouer publiquement son vestiaire. L’entraîneur de l’Olympique de Marseille n’a pas mâché ses mots, bien décidé à réveiller un groupe qu’il juge en manque d’envie sur certaines séquences récentes. Face à la presse, le technicien italien a assumé son rôle et ses responsabilités, rappelant l’exigence du très haut niveau : « Je suis l’entraîneur et j’ai des devoirs et des obligations. Je dois avoir des joueurs qui ont faim. C’est ce que je veux et ce que veulent les supporters. »

Au regard de ses dernières prestations, De Zerbi est revenu sur des matchs qui restent en travers de la gorge, notamment la rencontre face à Bruges où les Phocéens se sont inclinés 3-0, provocant leur élimination en Ligue des Champions : « Quand on fait des matchs comme Bruges, où j’ai honte, je veux des gens qui ont toujours faim» Plus qu’un simple constat, l’entraîneur marseillais s’est servi de ces exemples pour envoyer un message clair à l’ensemble de son effectif, au-delà des situations individuelles, avant d'affronter le Champion d'Europe. Le discours est sans détour : « Ceux qui n’ont pas faim, ils ne jouent pas. Moi je veux des joueurs qui ont faim. S’ils n’ont pas faim, les joueurs ne joueront pas. »

De Zerbi a également listé les situations qui l’ont particulièrement agacé cette saison, évoquant des buts encaissés et des scénarios mal digérés : « Quand on prend des buts comme au Trophée des champions, comme le deuxième face à Angers, ça m’énerve. Quand on prend 3-0 à Bruges et qu’on se fait remonter par le Paris FC, ça m’énerve. » L’entraîneur phocéen a toutefois assumé sa part de responsabilité, reconnaissant ne pas toujours avoir su transmettre cette exigence à ses joueurs : « À Bruges, on n’avait pas faim et c’est ma responsabilité, parce que ça veut dire que je ne l’ai pas transmis à mes joueurs. »

Avant d’envoyer un dernier message fort à ses troupes, à l’aube d’un déplacement toujours particulier au Parc des Princes : « Il faut de l’orgueil, de la fierté et avoir faim. On représente une histoire, un club, une ville. Rien que ça, ça doit nous pousser à avoir cet orgueil en plus quand on joue. » Le décor est planté et les Parisiens sont prévenus, les Marseillais vont venir à Paris le couteau entre les dents.