On ne peut pas quitter 2025 sans parler de cette émotion si particulière...

On ne peut pas quitter 2025 sans parler de cette émotion si particulière...
Publié le : 31/12/2025 - 01:10

On ne peut pas quitter 2025 sans parler de cette émotion si particulière... Le 31 mai dernier, nous étions en finale de la Ligue des Champions, pour la deuxième fois de notre histoire, après un parcours incroyable où nous avons eu cette crainte au mois de janvier d’être éliminés de la compétition, avant cet incroyable renversement, à la maison, face à Manchester City. Nous disputons alors les barrages où nous torpillons nos amis brestois, auxquels il faut rendre un bel hommage pour leur superbe parcours, pour une grande première dans la compétition.

Nous sommes alors en 8es de finale et nous regardons le tirage au sort qui nous offre deux géants du football : Liverpool et le FC Barcelone. C’est la boule des Reds ! Là, à cet instant, on tremble, car les hommes d’Arne Slot torpillent la Premier League. Puis, à notre surprise, chez nous au Parc des Princes, lors du match aller, on les domine, on les bouscule, mais on tombe sur un immense Alisson Becker et, dans les dernières minutes, on se fait punir avec un Gigio Donnarumma qui n’a pas la main ferme. Durant une semaine, on entend que l’on ne réussira à rien avec ce gardien italien, mais nous, on garde confiance en notre portier. Et il nous la rend au match retour à Anfield, où Ousmane Dembélé nous permet, dans les premières minutes, d’égaliser sur les deux rencontres. Et là, on voit des hommes sur le terrain, des joueurs qui s’arrachent pour pousser les Reds à cette fameuse séance des tirs au but. Là, le gardien tant critiqué, notre Gigio, nous sort deux arrêts incroyables, et puis tu as ce petit Désiré Doué, d’un sang-froid redoutable, qui réussit le tir décisif et nous envoie au septième ciel, où je garderai en mémoire les larmes de notre journaliste préféré, Bruno Salomon, à l’antenne, qui craque complètement. Et Achraf Hakimi qui brandit le drapeau de nos couleurs dans le rond central, magique.

Nous voilà donc en quart de finale contre l’Aston Villa d’Unai Emery, notre ancien entraîneur, qui avait certainement à cœur de régler ses comptes avec Luis Enrique, en rapport avec la Remontada. Au match aller, à la maison, tout se passe bien : on mène 2-0, puis nous sommes rejoints à 2-1, et Nuno Mendes nous met un troisième but dans les arrêts de jeu, ô combien important et qui va compter. À Villa Park, tout se passe à merveille : on met deux buts et la machine s’enraye avec un but des Villans, puis deux. On repense alors à tout notre passé. Pendant dix minutes, on souffre et Donnarumma nous laisse en vie avec deux superbes arrêts, mais Aston Villa en met un troisième… À ce moment-là, on tremble, on se dit « non les gars, tenez », et tu as Willian Pacho qui sauve la balle d’égalisation de la cuisse. Ouf ! Mais ce qui nous marque, c’est l’attitude de nos joueurs, qui sont conscients qu’ils ont fait une erreur, Ousmane Dembélé, dont on se souvient tous de son visage au moment où il refuse le trophée d’homme du match. On se retrouve alors en demi-finale contre Arsenal.

L’équipe de Mikel Arteta, qui nous avait balayés dans la phase de ligue, dans le jeu, dans les attitudes… Et là, on parvient à ouvrir le score rapidement à l’Emirates avec Ousmane Dembélé et on a une défense solide. Declan Rice, qui avait tant fait souffrir le Real Madrid, n’est pas dans un grand soir. On est à 90 minutes de la finale. On joue ce match retour à la maison et, dans les premières minutes, nous sommes pris à la gorge par les Gunners, où Gigio Donnarumma sort un sublime arrêt sur une frappe de Martin Ødegaard. Et puis vient la délivrance avec Fabian Ruiz, qui nous réalise un superbe enchaînement et lâche une énorme frappe qui va au fond des filets. Le Parc explose et Achraf Hakimi en remet une couche en marquant le deuxième but. Gigio nous sort un arrêt de classe mondiale devant Saka avant qu’il ne réduise la marque, mais l’essentiel est là : on est en finale de cette Ligue des Champions pour la deuxième fois de notre histoire, c’est incroyable.

Le matin de la finale, on est tous excités, bien sûr, car on touche du bout des doigts notre rêve, mais on est également anxieux, car c’est l’Inter Milan qui vient de sortir, dans un incroyable scénario, le FC Barcelone. On est là, on chante, on y croit et on se fait surprendre par notre équipe qui nous sort un match masterclass. Désiré Doué, servi par une passe incroyable de Vitinha, qui se retrouve dans une situation favorable, ne tente pas sa frappe au but, il passe à Achraf Hakimi, qui se retrouve devant le but pour mettre le ballon au fond des filets. On mène 1-0, c’est la joie, le feu. Puis, quelques minutes après, on mène 2-0 grâce à un but de notre jeune numéro 14. On mange les Italiens, on les bouscule, on leur fait mal, mais à la mi-temps, on ne veut pas encore y croire, car on a trop vécu de scénarios pour être confiants et on garde en tête la rencontre des Italiens contre le Barça.

Le jeu reprend, on voit une équipe qui développe un jeu incroyable, un collectif, bordel, des joueurs qui se battent sur tous les ballons et, à la suite d’une action magique et collective, Désiré Doué marque le troisième but. On se regarde, on n’en croit pas nos yeux, mais encore une fois, nous sommes prudents. La partition concoctée par Luis Enrique se poursuit avec cette image où le technicien espagnol suit de son banc de touche une action de Kvara qui nous donne le 4-0. Là, on y croit, plus rien ne peut nous atteindre, on voit le trophée qui arrive, on est heureux, dans un état second. Et notre petit jeune Senny Mayulu vient mettre la cerise sur le gâteau avec ce 5-0. Là, un petit jeune que Luis Enrique a tout fait pour garder, un petit jeune qui vient de notre centre de formation, punaise, l’histoire est très belle. Dans les dernières minutes, nous avons tous à l’image notre capitaine Marquinhos, lui qui a été présent dans toutes les désillusions, qui a les larmes qui coulent en entendant les supporters crier « on est champions, on est champions… ». Et la délivrance arrive, le coup de sifflet final qui nous propulse champions d’Europe. On soulève cette Coupe aux grandes oreilles que l’on a tant rêvée, que l’on a tant espérée. C’est un moment magique que l’on gardera jusqu’à notre dernier souffle, et on est tellement fiers de l’avoir vécu…