Luis Enrique : "Il n’y a pas de perdant ici, mais un vice-champion du monde"

Luis Enrique : "Il n’y a pas de perdant ici, mais un vice-champion du monde"
Publié le : 14/07/2025 - 22:25

Le Paris Saint-Germain est tombé de haut. Opposé à Chelsea en finale de la Coupe du monde des clubs, le club de la capitale n’a jamais réellement existé dans une rencontre dominée de bout en bout par les Londoniens. Score final : 3-0. Un match à sens unique, où les Parisiens ont été pris à leur propre jeu, celui de la possession et de la pression haute. Luis Enrique et ses hommes repartent donc sans le trophée, avec un goût amer et une leçon tactique à retenir pour ses recrutements à venir.

Dès les premières minutes, Chelsea a imposé un rythme étouffant, pressant très haut et empêchant toute relance propre côté parisien. C’est exactement ce que prône Luis Enrique avec le PSG, mais cette fois, ce sont ses joueurs qui ont subi cette philosophie… appliquée par l’adversaire. « Chelsea a très bien commencé le match avec une pression très haute, et ils nous ont mis en difficulté. On a eu des occasions pour marquer, mais on n’a pas réussi. Eux, avec Cole Palmer, ils ont mis deux buts. Sur l’ensemble du match, ils ont largement mérité leur victoire », a reconnu le coach espagnol.

Le PSG, souvent maître du tempo sur ces derniers matchs, a été dépassé par l’intensité et la justesse tactique des Anglais. Aucun joueur n’a semblé capable de casser les lignes ou de relancer calmement sous pression. Luis Enrique n’a pas esquivé : « Les premières minutes ont été extrêmement difficiles pour nous. Ils avaient beaucoup d’énergie. Ce n’était pas une question de préparation physique, mais plutôt de capacité à exploiter les situations. Ils l’ont fait mieux que nous. »

Malgré l’ampleur du score et la déception évidente, Luis Enrique a refusé de dramatiser. Son discours, toujours teinté de philosophie, rejette la notion de « perdant » : « Il n’y a pas de perdant ici. Un vice-champion du monde, c’est très différent. Le perdant dans la vie, c’est celui qui abandonne. Dans le sport de haut niveau, il n’y a pas de perdants. » Alors que les critiques ne manqueront pas, l’entraîneur espagnol assume pleinement sa posture. Serein, il conclut : « C’est dans les moments délicats qu’on voit qui est à vos côtés. Moi, je n’ai aucun problème avec ça. Je peux être plus ou moins apprécié, je ne veux pas le contrôler. Mais ceux qui me connaissent savent qui je suis. Peut-être que je suis trop égocentrique ? Ce n’est pas grave. Je l’assume. » Le PSG repart donc avec une claque et des leçons. Pris à son propre jeu, dépassé dans tous les secteurs, il devra désormais transformer cette désillusion en force pour les prochaines échéances. Car perdre une finale, aussi douloureux soit-il, n’est pas une fin. C’est un rappel que dans le très haut niveau, tout se joue dans les détails… et dans la capacité à rester fidèle à ses idées, même dans la tempête.