Khvicha Kvaratskhelia, dit 'Kvaradona', du Caucase au sommet parisien, histoire d'une formidable ascension

Khvicha Kvaratskhelia, dit 'Kvaradona', du Caucase au sommet parisien, histoire d'une formidable ascension
Publié le : 14/11/2025 - 15:48

L'histoire commence le 12 février 2001 à Tbilisi. A l'époque de son enfance, ce n'est pas encore ça, pour le jeune Géorgien question football.   D'autres déjà ont su donner leurs lettres de noblesse au football Géorgien, et laisser une empreinte, à l'image de Kaladze ou Arveladze. Mais ses inspirations sont toutes autres en réalité. Elles lui viennent de son père, Badri, footballeur lui aussi, tout comne son grand-père. A 11 ans il intègre l'académie du Dinamo Tbilissi. Andrés larrasco, qui y officie, jugeait  son style un peu "rustre'", selon ses propres mots. Mais le jeune homme est déterminé. Il s'accroche et, à force de travail, il intègre le monde professionnel  et son championnat national le 23 septembre 2017. Dès la deuxième saison il part au FC Rustavi, transfert organisé pas son agent, le sulfureux Mamuka Jugeli. Il y reste de nouveau une année  pour, cette fois, monter d'un cran supplementaire, en se dirigeant vers la Russie.

Le jour de ses 18 ans, le 12 février 2019, il intègre ainsi en prêt le Lokomotiv Moscou. Peu en vu, pas assez convainant, il retourne dans son pays, au fc Rustavi qui, cette fois-ci,  arrive à le transférer pour la coquette somme de 600 000€- au Rubin Kazan. Et c'est de là qu'il va réussir à intégrer la sélection nationale, en juin 2019. De cette stabité un sein du championat russe nait véritablement le début de la reconnaissance de son talent. De son talent, de ses dribbes de ses prises de balles aussi, on voit alors (beaucoup) plus de positif  que de négatif, loin d'un style catalogué jusque là de 'rugueux'. De la naissance de cette confiance qu'on lui octroie, issue appelons-le, de son travail sans relâche et de son abnégation -tout en gommant certaines de ses aspérités- jusqu'à ne mettre dès lors en avant que son talent.

Malheureusent la pandemie va venir interrompre brutalement cette cet élan. A la fin de cette saison, au sein du Rubin Kazan, c'est tout de même, pour 28 matchs, 3 buts et 5 passes décisives, ce qui est honnête, pour ne pas dire encourageant vue la situation. Il y est élu meilleur espoir du championnat russe, distinction qu’il obtient deux saisons de suite, tout de même. Malgré ses blessures qui l'ont freiné, alors. Son club termine cette fois-ci 4ème du championnat. Les offres, fort logiquement arrivent. Mais Kvaratskhelia trouve sa stabilité au sein du club russe. Cette fois-ci c'est le conflit russo-ukrainien qui vient s'y mêler, reléguant bien sûr le football très loin derrière. Dès lors son contrat doit être suspendu par le Rubin Kazan. C'est à ce moment-là que Naples débarque dans la vie du Georgien.

Transfert envisagé très vite mais totalement hors de propos avec un club russe qui demande à Naples et son président, pas moins de 30 millions d'euros! Cependant, comme le déclare d'ailleurs alors son directeur  sportif, Cristiano Giuntoli, tout aussi  opiniâtre que son légendaire président: "Quand la guerre a éclaté et qu'il a signé au Dinamo Batumi pour bien moins, je me suis empressé de prendre l’avion pour le signer pour 3 fois moins". La suite, nous la connaissons tous pour les passionnés de football qui voient ainsi débarquer un 'Kvaradona' virevoltant au sein du championnat Italien. La naissance  de ce surnom est d'ailleurs dûe au choix de sa chanson de présentation , à son arrivée, directement en lien avec le plus virevoltant de tout les joueurs, et qui a donné son nom au stade mythique de Naples.  

La première saison est déjà époustouflante. Dès le premier match, ce sont buts et passes décisives qui s'enchaînent. Voici la déclaration de son entraîneur, Luciano Spalleti, entraîneur qui va d'ailleurs clairement favoriser son ascension: ''C'est un dribbleur incroyable, il sait vraiment y faire pour étourdir  les défenseurs, Si tu l'a face à toi, t'es mort!''. 13 vistoires en champiannat sur 15 matchs,  série impressionnante guère  interrompue en Champions league, puisque les Partenopei infligent un 4-l à Liverpool, et même 6-1 à l'Ajax d'Amsterdam. La fusée Kvaratskhelia est lancée, jusqu'à un 4-1 infligé à la juve, de retour en championnat, en janvier de l'année suivante. Cette série et cette ascension vertigineuse ne s'arrêtera plus jusqu'à sa victoire en ligue des champions au sein du club parisien.  

Sans oublier que Kvaradona a su emmener son équipe nationale jusqu'en coupe du monde en allemagne, et y briller en y remportant une victoire prestigieuse contre le Portugal de son idole Cristiano Ronaldo. Ce début de saison au sein du club parisien a vu le Géorgien virevoltant coupé dans son élan par une blessure, mais celle-ci ne semble maintenant déjà qu'un lointain souvenir et Khvicha Kvaratskhelia semble de nouveau prêt à tout les sommets, prêt à reprendre son irrésistible marche en avant pour le début d'année 2026, pour le plus grand bien de son club, le PSG. Pourvus que ça dure.  

Kamel Arab pour Paristeam.