Paristeam.fr
NOUS SUIVRE

Dernier Match

Etoile Ro. - Paris
Logo Etoile Rouge
1-4
Logo Paris

Prochain Match

Orléans - Paris
Le 18/12/2018 à 21:00
Canal+ Sport

Classement PSG

1 Paris 44 16
2 Lille 31 17
3 Montpellier 29 16
4 Lyon 28 16
Toute l'actualité du PSG
sur footparisien.com
Toute l'actualité du Football
sur livefoot.fr
Les dernières infos transferts de Paris
sur Mercato PSG en live
Suivez le mercato en live
sur Transfert Foot
15/11 -

Mbappé, France Bleu, l'entretien complet

Dernièrement, Kylian Mbappé s'est entretenu avec Jacques Vendroux, le patron des sports de France Bleu. Une interview que l'on vous invite à découvrir en intégralité où l'attaquant du PSG évoque plusieurs sujets comme le Ballon d'Or, le match contre Liverpool, le roi Pelé ou encore son n°10 avec les Bleus. Très passionnant...

Est-ce vous avez revu le match de la finale de la Coupe du Monde (contre la Crotie, 4-2) ?

"Le match entier, non. Après j'ai revu les buts, la cérémonie, mais le match entier non. Pourquoi ? Je ne conteste pas qu'il a été exceptionnel, mais j'ai été en vacances, j'ai décompressé et je suis passé à autre chose. Je suis ensuite revenu très rapidement au PSG où tout de suite on m'a fait comprendre que la Coupe du Monde s’est passée et qu'il y a des matchs à gagner encore."

Mais vous êtes Champion du Monde...

"Bien sûr, mais maintenant, personnellement, cela appartient à l'histoire. C'est derrière nous. Il faut avancer et continuer. C'est sûr que c'est quelque chose de merveilleux. On a la deuxième étoile sur le maillot, mais le football continue et il faut continuer à gagner si on veut continuer à exister."

Il y a cinq ou six ans, est-ce que vous aviez des idoles, des posters ou des joueurs de football qui étaient votre référence ?

"Bien sûr, j'ai eu plein d'idoles à différentes périodes. J'ai eu la période Zidane quand j'étais beaucoup plus jeune. Après j'ai eu une période où j'étais beaucoup plus fan des Brésiliens avec Ronaldinho, Ronaldo, Robinho. Ensuite, je suis arrivé à l'adolescence où je suis tombé dans la phase Cristiano Ronaldo où j'avais des posters partout dans la chambre. Après je suis devenu Kylian (rires). 

J'ai un message à vous transmettre de la part de Michel Platini, que j'ai eu au téléphone, qui m'a dit tu l'embrasses et tu le félicites...

"C'est un honneur. Une légende comme ça, trois Ballons d'Or, et l'un des meilleurs Français de tous les temps. tu le remercieras alors de ma part."

Justement on parle beaucoup du Ballon d'Or pour vous et d'autres, comment vous la voyez cette histoire ? Comment vous l'analysez ?

"Très normalement. J'ai donné ce que j'avais à donner. Il n'y a aucun regret. Comme je l'ai dit, le Ballon d'Or c'est toujours progresser année après année. J'ai fini 7e pour ma première année, l'objectif est donc finir plus haut. Premier, c'est toujours mieux. On va avoir ce qu'il va se passer. Je pense que cette année il est vraiment très disputé, car il y a beaucoup de joueurs qui le méritent. Ça va être une année où celui qui le gagnera le gagnera. Le vainqueur le gagnera de peu et les autres ne seront pas loin derrière. On verra comment cela va se passer."

On a l'impression vu de l'extérieur que vous avez une passion pour le maillot de l'Équipe de France, pour le "coq", et que vous avez un côté "République Française" et je pense que cela est un peu grâce à vos parents...

"Depuis tout petit, l'Équipe de France que ce soit de ma vision personnelle ou de la vision de ma famille, c'est l'objectif suprême. Bien sûr, on peut jouer dans les plus grands clubs du monde, notamment où je joue à l'heure actuelle, mais jouer pour son pays c'est quelque chose d'unique. Lorsque l'on rentre sur le terrain, même si maintenant je suis un international et un titulaire, je trouve toujours ce même sourire avec ce maillot Bleu. Alors qu'avec le PSG c'est différent, même si j'ai une grande passion pour ce club et que je lui donne 100% de mes qualités, car pour moi le pays c'est plus fort. C'est l'équipe de France, c'est le "coq", c'est la Marseillaise, et la première étoile en 1998 que moi je n'ai pas connues, c'est Zidane, c'est Platini et plein de choses à la fois. L'Équipe de France, c'est le nuage, c'est tout là haut..."

Vous allez croiser Monaco (l'interview a été réalisée avant Monaco-PSG) c'est là où tout se déclenche pour vous...

"Tout part de là. J'arrive à Monaco à l'âge de 14 ans, à l'aube du nouveau projet où j'y fais deux années au centre de formation avec des hauts et des bas. J'arrive ensuite à intégrer l'effectif professionnel à l'âge de 16 ans. Ce qui est quelque chose d'extraordinaire. J'ai eu des joueurs qui m'ont accompagné et qui m'ont intégré dans le groupe comme si j'étais un grand joueur alors que je n'étais personne, car je n'avais rien fait. J'ai été intégré de la meilleure des façons pour m'épanouir et ça, je ne l'oublierais jamais. Ensuite, j'ai vécu une année formidable où on a remporté le titre de Champion de France, on a été en demi-finale de la Ligue des Champions et on a été finaliste de la Coupe de la Ligue. On a fait des choses extraordinaires. C'était une bande de copains qui s'amusait. On a pris du plaisir. c'était une passion et plus un métier.Maintenant, il y a des chapitres dans un livre et je suis passé à un autre chapitre avec le PSG."

Vous avez aussi prochainement un match décisif contre Liverpool en Ligue des Champions, il ne faudra pas une boulette...

"C'est la Ligue des Champions ! On a un groupe très relevé. C'est très bien, car on joue des grandes équipes, c'est que l'on demande, après il faut le montrer sur le terrain. On est encore en course. On a notre destin entre nos mains. On va bien se préparer et on va essayer d'arriver prêt pour ce rendez-vous."

Qu'est ce que vous craignez de Liverpool ?

"C'est une grande équipe. Je n'aime pas parler des autres équipes. Je préfère parler de mon équipe. Si on joue ensemble et que l'on est tous à notre niveau, je pense que l'on peut faire quelque chose de bien contre Liverpool."

Je voudrais vous parlez de chose qui peuvent déranger concernant le site Médiapart qui laisse entendre que vous le PSG a payé vos impôts...

"C'est totalement faux. Après je n'aime pas trop parler de ce sujet, mais vu que vous m'en parlez je vais vous répondre. Je tiens tout d'abord à préciser que je paie tous mes impôts en France surtout mes revenus. On a annoncé différentes choses. Mais pour moi, le plus important c'était de savoir dans quel club je pouvais donner le meilleur de moi-même et poursuivre ma progression. J'ai alors choisi le PSG tout naturellement. Après, il ne faut pas oublier qu'il y a des négociations. Tout ce que j'ai fait, même s'il y a plein de choses qui sont fausses, je l'ai fait dans les règles. Ce qui me fait rire, c'est que Médiapart à la base est un site qui dénonce des irrégularités dans le football, sauf que tout ce que j'ai fait est en règle, donc je ne comprends pas." 

On peut parler de vos parents... 

"Ce sont mes plus fidèles alliés. Ce sont eux qui m'accompagner qui m'ont stabilisé depuis Bondy jusqu'au Parc des Princes devant 50 000 personnes. Je suis le mieux placé pour en parler. Ils m'ont toujours guidé, ils ont su m'éviter les chemins pas bons pour moi et ils ont aussi fait le "sale boulot". C'est-à-dire prévoir les accidents, empêcher toutes les mauvaises personnes de vous approcher, de vous faire grandir dans un environnement sain et de vous laisser exercé votre passion librement, sans pression. Sans rentrer à la maison et vous dire "tu dois jouer comme ça" ou encore "que tu marques comme ça". Jamais, pourtant mon père était mon entraîneur. Mais quand je rentrais à la maison, que je marque 8 buts ou que j'en rate neuf, il rentrait et il ne me disait pas un mot sur le match. Il redevenait père et ça, je pense que c'est important. On a toujours su garder cette barrière entre nous à savoir qu'il était le coach dehors et le père à l'intérieur. Avec ma mère, on discute beaucoup plus et de tout que ce soit football ou d'autres sujets en dehors. C'est beaucoup plus ma confidente. C'est donc deux rôles importants pour moi. On ne les met pas assez en valeur à mon gout. On parle beaucoup de Kylian, c'est sûr je suis un bon footballeur, mais il faut aussi souligner que ceux qui arrivent à ce niveau-là, ben il y a beaucoup de travail derrière et il y a des parents et aussi une avocate pour moi et pleins d'autres personnes qui s'occupent de moi,  donc il n'y a pas seulement le joueur qui joue sur le terrain et qui frappe dans le but. Il y a tous ceux qui se préparent avant et ceux qui te préparent en dehors et je pense qu'il devrait être mis plus en valeur."

Maintenant abordons Pelé qui manifeste son affection par rapport à vous, c'est extraordinaire...

"C'est unique. Je n'ai pas besoin de remonter le temps longtemps en arrière. Si on m'avait dit il y a trois mois que j'allais avoir des échanges avec Pelé et que j'allais avoir une rencontre avec lui certes reportée, mais cela sera pour bientôt, je ne l'aurais pas cru. Pelé, pour moi qui ne l'ai pas vu joué, a toujours été l'exemple type. C'est le roi du foot ! C'est facile pour moi d'en parler parce que ça toujours été carré dans mon esprit. Pelé, c'est le King, c'est le Brésilien qui a remporté trois Coupes du Monde et qui a mis plus de 1000 buts..."

Vous portez le n°10 avec la sélection, il y a eu Pelé, Maradona, Platini, Zidane et maintenant il y a Mbappé...

"Il y a eu Messi aussi ! Neymar également... Je ne l'ai pas vu comme une Légion d'honneur, je l'ai vu comme un enfant qui avait le n°10 à Bondy dans son équipe de quartier et qui a voulu garder ce numéro en grandissant et qui a eu l'opportunité de l'avoir avec l'Équipe de France. C'est une fierté et une chance de pouvoir le porter à chaque sélection."

Vos commentaires

L'actualité du PSG